Venise
Venise se repose enfin de la fureur de l'été.
Et, l'envelopant de ses embruns, l'hiver et arrivé
Les gondoles sont rangées et oscillent,
doucement bercées par la marée
que le vent balaye délicatement de sa brise.
Le ciel a la couleur nacrée, légèrement grise
des hivernales journées de février.
Les Vénitiens sont calfeutrés, tout est calme et reposé.
La pluie habille d'un manteau anthracite
le belle ville endormie que rien n'agite.
puis, arrive, enfin, l'heure du carnaval.
C'est le moment tant attendu du grand bal.
Les désirs qui se cachent au grand jour
se parent la nuit de plumes et de paillettes,
les visages dissimulés par les loups de velours
sont avides de nocturnes conquêtes.
Le mystère envoûtant de la superbe cité
prend tout son sens dans la sensualité
d'une soirée où le rêve et l'amour sont permis;
Et dans le tourbillon d'une nuit, on vit.
Derièrre les masques magnifiques, les coeurs s'excitent.
Cachés, les esprits s'en emparent en musique,
et reveille Venise pour cette fête somptueuse
où elle s'éclaire d'une lumière voluptueuse,
avant de retourner à son sommeil, songeuse,
pensant avoir rêvé une nuit sans pareille.
Ecartant, pour un temps les journées brumeuses,
en attendant, patiemment, le retour du soleil.
MPD©
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